Les fautes d’orthographe courantes à bannir dans vos e-mails

Rédiger un e-mail professionnel, envoyer une candidature ou composer tout autre courrier formel ressemble parfois à une épreuve d’équilibriste. Heureusement, il existe aujourd’hui une multitude de sites en ligne proposant des modèles d’e-mails adaptés à chaque situation, pour trouver l’inspiration sans perdre de temps.

Dans le monde du travail, l’e-mail s’impose désormais comme le canal de communication favori, que ce soit pour échanger avec ses collègues, ses clients ou ses partenaires. Face à l’avalanche de messages qui atterrissent chaque jour dans les boîtes de réception, maîtriser l’écriture de ses e-mails n’a rien d’optionnel. Il s’agit d’un véritable savoir-faire qui façonne la perception que l’on donne de soi.

Soigner la forme de ses messages professionnels, c’est envoyer un signal clair : on prend la relation au sérieux. Les phrases interminables, les maladresses de syntaxe et, surtout, les fautes d’orthographe, peuvent rapidement brouiller le message ou donner une image négligée. Même si cette rigueur semble relever de l’évidence, un rappel n’est jamais superflu : chaque courriel mérite d’être relu, peaufiné, corrigé au besoin.

Sur quoi faut-il alors être vigilant lorsque l’on rédige un e-mail ? Avant d’énumérer les pièges à éviter, il vaut la peine de s’arrêter sur les raisons qui rendent la vigilance orthographique si déterminante dans la sphère professionnelle.

Pourquoi accorder de l’attention à l’orthographe dans ses e-mails

Écrire sans fautes, c’est d’abord une marque d’égard envers le destinataire. La rapidité imposée par le quotidien, entre deux rendez-vous, dans les transports, au bureau ou sur le pouce, ne doit jamais servir d’excuse pour négliger la relecture. Même dans l’urgence, prendre le temps de vérifier son texte évite de laisser passer des erreurs qui pourraient coûter cher à l’image.

Au-delà de la question de crédibilité, le respect de l’orthographe est une forme de politesse professionnelle. C’est un code silencieux qui structure les rapports et qui, lorsqu’il est ignoré, expose à des conséquences parfois inattendues. Il suffit d’un mot mal écrit pour fragiliser la confiance du lecteur ou susciter des jugements hâtifs.

Un recruteur, par exemple, peut écarter une candidature simplement parce qu’il a repéré des fautes dans la lettre de motivation. Cela peut être interprété comme un manque de sérieux, de soin, voire comme une absence de respect pour l’interlocuteur. Même constat pour un client : recevoir un message truffé d’erreurs donne l’impression d’avoir affaire à un professionnel peu fiable. Pour éviter de voir s’éloigner un prospect ou un partenaire, il vaut mieux s’astreindre à relire et corriger systématiquement chaque e-mail avant de cliquer sur « envoyer ».

Méfiez-vous des erreurs sur les verbes

Certains pièges verbaux se glissent régulièrement dans les messages professionnels. Voici quelques formulations à surveiller lorsqu’on rédige un courriel :

  • Confondre « Je vous contacte » avec « Je vous rejoins » : la première formule est correcte pour indiquer que vous prenez contact, la seconde n’a pas le même sens.
  • Utiliser à tort « Je me permets » ou « Je vous envoie » : attention au contexte et à la concordance des temps.
  • Ne pas accorder correctement les participes passés dans des phrases comme « La lettre que j’ai envoyée » (et non « La lettre que j’ai envoyé »).
  • Employer « J’ai appelé » au lieu de « Je suis debout » : la confusion ne pardonne pas !

Cent ou cents : l’accord des nombres

Lorsqu’il s’agit d’écrire les nombres, la règle est précise. Les adjectifs numéraux sont invariables, sauf « cent » et « vingt » qui prennent un « s » uniquement lorsqu’ils sont multipliés et non suivis d’un autre chiffre. Les mots « million » et « milliard » quant à eux s’accordent au pluriel.

Quelques exemples concrets permettent d’y voir plus clair :

  • On écrit « cent soixante-dix » pour 170, « cent quarante » pour 140, mais « trois cents » pour 300 et « cinq cents » pour 500.
  • « Quatre-vingts » s’écrit avec un « s » lorsqu’il n’est pas suivi d’un autre nombre, tandis que « vingt-quatre » reste invariable.
  • Pour les grands nombres, « 1 million » devient « 2 millions », « 1 milliard » devient « 5 milliards ».

Les fautes d’orthographe qui reviennent le plus souvent

Certains mots ou expressions sont régulièrement mal orthographiés dans les courriels professionnels. En voici une sélection à garder à l’œil :

  • « Accueil » et non « Acceuil »
  • « Succinct » au lieu de « Succint »
  • « Absence » (attention à la faute typique « abscence »)
  • « Acompte », pas « acompte »
  • « Concurrent » avec deux « r »
  • « Chiffre d’affaires » : le mot « affaires » prend toujours un « s »
  • « Autant pour moi » et non « au temps pour moi » (les deux existent, mais leur emploi diffère)
  • « Taxe incluse » s’écrit ainsi, pas « taxe inclus »
  • « Apparemment » et non « apparement »
  • « Parmi » (jamais de « s »), « malgré » sans accent final
  • « Avoir des différends avec quelqu’un » (et non des différences)

Les traits d’union à ne pas négliger

Certains mots composés nécessitent un trait d’union, sans quoi ils perdent leur sens ou leur correction. Parmi les plus fréquents :

  • « Porte-parole » s’écrit toujours avec un trait d’union
  • Les expressions comme « au-dessus », « au-dessous », « au-delà » comportent toutes un trait d’union

Les adjectifs de couleur : attention aux accords

En règle générale, les adjectifs de couleur s’accordent avec le nom qu’ils qualifient. Toutefois, il existe des exceptions : certains noms de couleur empruntés à des objets ou à des fruits, comme « orange », « cerise » ou « marron », restent invariables, même au pluriel.

Lorsqu’on emploie deux adjectifs pour qualifier une couleur, ils demeurent invariables, même si le nom est au pluriel. Ainsi, on écrira : « cahiers jaune pâle », « boîtes rouge vif », sans ajouter de « s » à la fin des adjectifs composés.

Prendre soin de la langue dans ses e-mails, c’est plus qu’une question de règles : c’est un message en soi, une manière d’installer la confiance et le respect. À chaque courriel envoyé sans faute, c’est un peu de crédibilité et de professionnalisme qui se gagne, et ce sont parfois de belles opportunités qui se jouent sur ce terrain-là.

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