Un courrier de 21 grammes n’a plus droit au même tarif qu’un envoi de 19 grammes, même si tous deux filent vers la même adresse. Depuis janvier 2026, la grille des prix postaux ne laisse plus place à l’approximation : les paliers sont nets, l’épaisseur ne pardonne pas, et une lettre de plus de 3 cm d’épaisseur bascule automatiquement dans la catégorie colis, sans discussion possible. Même un simple feuillet, s’il gonfle trop la pochette, quitte le tarif lettre.
Pour la lettre verte, La Poste maintient un délai annoncé de deux jours ouvrables en France métropolitaine. Un délai indicatif, sans promesse ferme. À côté, la lettre prioritaire et le recommandé se distinguent autant par leur prix que par la vitesse ou la traçabilité qu’ils proposent.
Lettre verte en 2026 : quels tarifs, quels délais, quelles différences avec les autres options ?
La lettre verte reste un choix de référence pour l’envoi courrier classique sur le territoire. Si ses atouts de simplicité et de coût séduisent toujours particuliers et pros, il faut composer avec la hausse régulière des tarifs postaux. Pour expédier une lettre standard, jusqu’à 20 g, comptez désormais 1,29 €. Au-delà, chaque tranche impose un montant spécifique : le tarif grimpe par paliers (100 g, 250 g, 500 g…) et peut s’appliquer jusqu’à 3 kg pour les envois les plus volumineux.
Le délai de la lettre verte reste fixé à deux jours ouvrés pour la France métropolitaine. Mais il ne s’agit que d’un objectif, sans garantie contractuelle : ni preuve de dépôt, ni suivi automatique à l’horizon. Pour sécuriser l’acheminement, pour transmettre des documents sensibles ou obtenir une trace officielle, la lettre recommandée s’impose. Elle coûte plus cher, mais elle ouvre droit à un suivi détaillé, à une traçabilité complète et, si besoin, à un avis de réception nominatif.
Voici les points-clés qui distinguent chaque formule :
- Lettre verte : solution économique, pas de suivi, délais standards
- Lettre prioritaire : livraison plus rapide (J+1), tarif supérieur
- Lettre recommandée : preuve de dépôt, suivi, indemnisation possible
Le choix entre simple affranchissement ou envoi recommandé redessine le rapport entre coût et service. Dans chaque bureau de poste, la machine à affranchir vous oriente, selon le format et la nature de l’envoi, vers le tarif adapté. Pour les services bancaires, l’envoi recommandé est quasi incontournable : il garantit la sécurité des échanges officiels et la traçabilité des documents.
L’envoi d’un courrier recommandé répond à une logique de preuve ; la lettre verte, à celle de la simplicité et de l’économie, idéale pour le courrier du quotidien ou les correspondances sans enjeu critique.
Poids, format et timbrage : comment choisir sans se tromper entre petite et grande enveloppe
Bien choisir son envoi lettre commence par une pesée honnête du contenu. Une feuille A4 pliée ? La petite enveloppe (format C6 ou DL) fait parfaitement l’affaire et limite le coût de l’affranchissement. Mais dès que le dossier s’épaissit, notice, contrat volumineux, plusieurs pages,, il faut passer à la grande enveloppe (format C4). Ce choix change la tranche de poids, et donc le nombre de timbres à coller.
Les règles à suivre pour ne pas se tromper :
- Jusqu’à 20 g : une lettre standard, un timbre vert ou prioritaire suffit.
- De 21 à 100 g : pour deux feuilles ou une brochure fine, il faut prévoir un affranchissement supérieur.
- Au-delà de 100 g : la machine à affranchir du bureau de poste calcule le tarif exact à appliquer.
Pour les professionnels comme pour les indépendants, établir une petite routine selon la nature de chaque courrier réduit le risque d’erreurs coûteuses. Un envoi lettre recommandée pour les documents engageants, une petite enveloppe pour une note interne : chaque option influence les coûts envoi et la durée d’acheminement. Se tromper de catégorie, c’est s’exposer à des frais supplémentaires ou à un retour à l’expéditeur.
Pesez le tout, même avec une simple balance de cuisine si besoin, pour éviter les mauvaises surprises : une lettre trop légère n’existe pas, mais une lettre trop lourde sans affranchissement adapté finit souvent par revenir avec une étiquette de surtaxe. Mettez le bon nombre de timbres dès le départ, quel que soit le format. Ce réflexe, simple mais efficace, vous évitera bien des tracas, que ce soit pour une carte de vœux ou pour un dossier professionnel.


