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Qu’est-ce qu’un bilan Auto-entrepreneur ?

Fondée en 2009 et rebaptisée micro-entreprise sept ans plus tard, l’auto-entreprise a connu un succès exponentiel au cours des dix dernières années. La France compte aujourd’hui près d’un million d’auto-entrepreneurs.

Ce succès est facilement compris : le régime de la micro-entreprise, contrairement à d’autres lois légales, permet à l’entrepreneur débutant de créer une activité avec des charges et des obligations considérablement réduites.

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Cette section décrypte pour vous toutes les règles de base entourant le statut d’auto-entrepreneur : formalités de création et d’annulation, impôts, obligations, avantages et inconvénients…

Qu’est-ce qu’un auto-entrepreneur ?

Entrepreneur indépendant désigne une personne exerçant une activité indépendante en tant qu’entreprise individuelle. En tant que tel, elle bénéficie d’un régime social (microsocial) et d’un régime fiscal (micro-BIC ou micro-BNC) considérablement allégé. Les obligations comptables et d’information sont également simplifiées.

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L’auto-entreprise est assujettie à une limite de chiffre d’affaires :

  • 176.200€ pour les activités de vente.
  • 72.500€ pour les activités de services.

L’augmentation des plafonds s’inscrit dans le cadre de plusieurs changements en 2020.

Au-delà de cela, l’auto-entrepreneur passe à une entreprise individuelle conventionnelle — le régime réel — ou crée une entreprise.

Depuis 2016, nous parlons officiellement de micro-entrepreneur et de micro-entreprise. Il n’y a pas de différence avec l’auto-entrepreneur : seul le nom change. Cela n’empêche pas l’expression « entrepreneur indépendant » de rester largement utilisée.

Le régime d’auto-entrepreneur est particulièrement approprié pour les entrepreneurs débutants. Il leur permet de tester sereinement leur activité et constitue un véritable tremplin vers la création ultérieure d’une société.

La micro-entreprise permet également de combiner travail salarié et travail indépendant. Les retraités, les étudiants et les demandeurs d’emploi peuvent également en bénéficier. Cela leur permet d’entreprendre sur un « temps partiel », sans devenir leur principale source de revenu.

Auto-entrepreneur : quels sont les avantages ?

Le régime d’auto-entrepreneur présente de nombreux avantages lors du démarrage d’une activité économique.

La gestion administrative de l’entreprise est d’abord et avant tout considérablement simplifiée. L’idée est de permettre aux débutants de créer et de gérer leur entreprise par eux-mêmes sans difficultés. Ainsi :

  • Les obligations comptables sont considérablement réduites.
  • Il y a peu de formalités déclaratives.
  • La déclaration de démarrage est rapide et facile, et se fait exclusivement en ligne.
  • Au départ, il n’y a pas besoin d’un comptable. Toutefois, le passage à la TVA peut nécessiter l’aide d’un professionnel.

Les charges sur l’auto-entrepreneur sont encore réduites :

  • L’auto-entrepreneur peut bénéficier de l’ACRE, une exonération partielle des cotisations de sécurité sociale pendant trois ans.
  • Si le auto-entrepreneur ne perçoit pas de revenus, il ne paie pas de dépenses.
  • Il est possible d’anticiper très facilement le montant des charges et taxes à payer grâce, dans la plupart des cas, à un simple calcul forfaitaire.
  • Les auto-entrepreneurs ne sont pas soumis à la TVA sous certains seuils.

Enfin, la micro-entreprise est parfaitement adaptée aux situations transitoires : elle est compatible à la fois avec le chômage et le salariat. Les retraités et les étudiants ne sont pas non plus laissés pour compte. Il est également possible de continuer à bénéficier d’aides d’État après la déclaration de début d’activité.

Que payez-vous lorsque vous êtes un auto-entrepreneur ? Taxes et charges

La fiscalité de l’auto-entrepreneur est simple et plus légère. En plus des impôts salariaux de l’auto-entrepreneur le paiement de l’impôt sur le revenu.

Cependant, ce ne sont pas les seules taxes de l’auto-entrepreneur. Il est également assujetti à l’évaluation des biens de la société (EPC) et, parfois, la TVA.

Cotisations sociales de l’auto-entrepreneur

L’auto-entrepreneur relève du système microsocial. À ce titre, il déclare et paie des cotisations de sécurité sociale sur son chiffre d’affaires tous les mois ou tous les trimestres.

Le fonctionnement du système microsocial

Le système microsocial répond à des principes simples, dans le but de faciliter la gestion administrative des micro-entrepreneurs. Il leur permet d’anticiper très facilement le montant de leurs cotisations de sécurité sociale.

Les cotisations sociales sont calculées sur la base d’un montant forfaitaire. Un pourcentage fixe d’imposition est appliqué au chiffre d’affaires déclaré. Ce taux d’imposition varie en fonction de la nature et de l’ancienneté de l’activité. Des taux mineurs peuvent être appliqués en vertu de l’ACRE.

Si le chiffre d’affaires est nul, aucune contribution sociale n’est due. Toutefois, des cotisations sociales minimales peuvent être versées volontairement pour bénéficier de la protection sociale.

La déclaration du chiffre d’affaires et le paiement des cotisations de sécurité sociale sont également simultanées. Après avoir informé son chiffre d’affaires, l’auto-entrepreneur a immédiatement accès au montant des cotisations de sécurité sociale dues. Il peut choisir de les payer directement par carte de crédit ou par débit à la date d’échéance.

Le montant des cotisations sociales de l’auto-entrepreneur

Tous les auto-entrepreneurs ne paient pas le même montant de cotisations sociales : tout dépend de la nature de l’activité.

Le taux d’imposition s’applique au chiffre d’affaires hors taxes, sans déduction ni déduction des charges sur le réel.

Le taux est de 12,8 % pour les ventes de biens et de 22 % pour la prestation de services et les activités libérales. Ces taux peuvent être réduits si l’entrepreneur autonome bénéficie d’ACRE au cours des trois premières années d’exploitation.

Impôt sur le revenu de l’auto-entrepreneur

L’auto-entrepreneur relève du système de microfiscalité. Il y a deux différents types d’imposition : la méthode conventionnelle de taxation et l’option pour le paiement forfaitaire libératoire.

L’impôt sur le revenu de l’auto-entrepreneur dans un régime conventionnel

L’auto-entrepreneur dans un régime de micro-imposition conventionnel est assujetti au prélèvement à la source.

Son chiffre d’affaires annuel est soumis à une allocation pour frais allant de 34 à 71 % selon la nature de son activité. Aucun frais ne peut être déduit au réel.

Après l’application de l’allocation, l’AC annuel est ajouté aux autres revenus de la maison fiscale : revenus fonciers, salaires, pensions, gains en capital…

Depuis le 1er janvier 2019, l’auto-entrepreneur paie son impôt sur le revenu par prélèvement de son compte bancaire chaque mois. Nous parlons de versements contemporains, calculés sur son chiffre d’affaires de l’année précédente.

L’option de l’auto-entrepreneur pour le paiement forfaitaire

L’entrepreneur indépendant peut également opter pour la libération de l’impôt sur le revenu, autrement appelé paiement forfaitaire de mainlevée.

Cette option permet à l’entrepreneur de payer son impôt sur le revenu en même temps que leurs cotisations sociales. Le paiement est ensuite effectué tous les mois ou tous les trimestres.

On dit que le prélèvement est libérateur. Cela signifie qu’aucune autre taxe ne sera exigible et aucune régularisation ne sera effectuée.

L’entrepreneur indépendant ne relève pas alors du prélèvement à la source, puisque la déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d’affaires permet déjà de supprimer l’année de différence entre la perception des revenus et son imposition.

Le taux du prélèvement forfaitaire varie entre 1 et 2,2 % selon la nature de l’activité. Il s’applique au montant du chiffre d’affaires effectivement perçu, sans provision.

Entrepreneuriat autonome CFE

Le CFE est une taxe locale, dont le montant dépend de la valeur locative des locaux professionnels de l’entrepreneur indépendant.

Calcul de la CFE

La CFE est l’une des deux composantes de la contribution économique territoriale (TEC), parallèlement à la contribution à la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Cette taxe locale est payable par les entreprises ou les personnes exerçant une activité professionnelle indépendante, quel que soit leur statut ou leur régime fiscal.

La CFE est basée sur la valeur locative de biens immobiliers soumis à l’impôt foncier et utilisé par l’entreprise dans le cadre de son activité : bureaux, commerces…

Attention : la taxe est due même si l’auto-entrepreneur exerce à la maison. Dans ce cas, il doit verser une cotisation minimale.

Exemption de CFE

Il y a des cas d’exemption de la CFE. Les trois principaux cas d’exonération concernent la nature de l’activité exercée, à la date de début de l’activité, et le montant du chiffre d’affaires réalisé.

Ainsi, certains auto-entrepreneurs sont exemptés de CFE. C’est particulièrement le cas, sous certaines conditions, pour les sportifs, les artisans ou les agriculteurs.

Il y a aussi une exemption de CFE pour la première année civile d’activité. Cela est dû au fait que les CFE sont dus par les praticiens le 1er janvier de l’année d’imposition.

Enfin, la loi de finances pour 2019 a introduit une procédure d’exemption pour les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 5 000 euros.

TVA auto-entrepreneur

Avant 2018, la règle était claire : les auto-entrepreneurs ne pouvaient pas être soumis à la TVA.

Le doublement des seuils des microentreprises en 2018 a changé le jeu. Les seuils des micro-entreprises sont maintenant deux fois plus élevés que les seuils TVA. Cela signifie que les auto-entrepreneurs peuvent tout à fait être redevables de la TVA.

Les auto-entrepreneurs ont droit, dès le début de leur activité, à un régime sans TVA. Ceci s’applique sous réserve des limites de chiffre d’affaires en fonction de la nature de l’activité exercée :

  • 85 800€ pour une activité commerciale, ou 94 300€ si la CA N-1 était inférieure à 85 800€.
  • 33 400€ pour une activité de prestation de services, ou 36 500 euros si la CA N-1 était inférieure à 33 400 euros.

Si les seuils sont dépassés, l’auto-entrepreneur devient redevable de la TVA le premier jour du mois au cours duquel le dépassement est dépassé.

Obligations comptables de l’auto-entrepreneur

Les auto-entrepreneurs, comme les autres entrepreneurs, sont soumis à deux ensembles d’obligations : les obligations comptables et les obligations déclaratives. Cependant, ceux-ci sont considérablement allégés.

En ce qui concerne les obligations comptables, la comptabilité régulière et complète n’est pas obligatoire pour les auto-entrepreneurs. Ils n’ont pas à établir un bilan ou un compte de profits ou pertes et sont exemptés de l’évaluation de leurs stocks.

Toutefois, les auto-entrepreneurs sont soumis à certaines obligations comptables résiduelles.

Tenue d’un registre des achats

La tenue d’un registre des achats est obligatoire pour certaines activités.

Par exemple, les auto-entrepreneurs qui vendent des marchandises, des biens à consommer localement ou à emporter, ou de fournir des logements, doivent tenir un compte rendu sommaire chaque année indiquant le détail de leurs achats.

Les achats doivent bien sûr être effectués pour les besoins de l’activité professionnelle.

Ce registre d’achats spécifie le mode de paiement utilisé et comprend les factures pour ces dépenses.

Tenue d’un livre de recettes

Tous les commerçants et les libéraux, y compris les auto-entrepreneurs, doivent tenir un livre de journal présentant chronologiquement les détails de leur revenu professionnel.

Ce document de déclaration en détail doit également contenir des factures et d’autres pièces justificatives. Il doit également indiquer le mode de paiement, le montant et l’origine des reçus et la date.

Le compte bancaire de l’auto-entrepreneur

En plus des obligations comptables au sens strict, l’auto-entrepreneur doit être rigoureux dans la gestion de ses flux de trésorerie.

C’est pourquoi le oblige les auto-entrepreneurs, avec un chiffre d’affaires de plus de 10 000€ sur deux années consécutives, à ouvrir un compte bancaire dédié à leur professionnel.

Cette règle a été introduite par la loi sur le Pacte en 2019. Auparavant, le principe était plus rigide. Tous les auto-entrepreneurs disposaient d’un délai de douze mois après la création de leur statut pour ouvrir un compte dédié, quel que soit leur chiffre d’affaires.

Ce compte bancaire n’est pas nécessairement un compte professionnel. L’important ici est simplement de pouvoir séparer la vie privée et la vie professionnelle, en évitant les coûts liés à la tenue d’un compte professionnel.

Cependant, certaines banques hésitent à ouvrir des comptes bancaires traditionnels aux entrepreneurs autonomes. Il est important de prendre le temps de choisir correctement votre banque dans les micro-entreprises.

Règles de facturation des micro-entreprises

Bien que les obligations comptables traditionnelles soient mises de côté dans les micro-entreprises, ce n’est pas le cas de la facturation.

L’auto-entrepreneur est un professionnel comme les autres. En tant que tel, il est tenu de se conformer aux règles régissant la préparation et l’émission des factures. En particulier, il doit apposer un certain nombre de détails obligatoires sur ses documents.

Les obligations déclaratives de l’auto-entrepreneur

Afin de permettre le paiement de ses impôts et charges, l’auto-entrepreneur est soumis à des obligations déclaratives. La déclaration CA et la déclaration de revenus sont les deux principales déclarations des microentreprises.

L’entrepreneur indépendant soumis à la TVA ne doit pas non plus manquer de déclarer la TVA déductible et la TVA perçue.

La déclaration de chiffre d’affaires

Les entrepreneurs indépendants doivent déclarer mensuellement ou trimestriellement le chiffre d’affaires de HT réalisé, afin de procéder au paiement de leurs cotisations de sécurité sociale.

Périodicité de la déclaration de CA

La périodicité de déclaration du chiffre d’affaires dans les micro-entreprises est laissée au choix de l’entrepreneur lors de la création de l’activité. S’il n’y a pas de choix, la périodicité est trimestrielle. Cependant, il peut être modifié pendant l’activité.

Les dates des rapports de rotation varient en fonction de la fréquence choisie.

À intervalles mensuels, l’entrepreneur indépendant doit déclarer le chiffre d’affaires reçu au cours du mois précédent avant la fin du mois suivant. Cela équivaut à douze déclarations par an.

Exemple : L’entrepreneur indépendant doit déclarer le chiffre d’affaires reçu en mars avant le 30 avril.

À intervalles trimestriels, l’entrepreneur indépendant doit déclarer le chiffre d’affaires perçu au cours du trimestre précédent jusqu’à la fin du mois suivant. Elle doit donc faire quatre déclarations par an.

Les délais considérés sont donc prolongés, mais le contractant ne dispose que d’un mois pour faire sa déclaration.

Exemple : L’entrepreneur indépendant doit déclarer les revenus reçus au cours du premier trimestre civil (janvier, février et mars) avant le 30 avril.

Comment télédéclarer votre CA auto-entrepreneur ?

La déclaration est obligatoire en ligne, sur autoentrepreneur.urssaf.

Jusqu’à l’automne 2019, des déclarations pourraient également être faites sur le site de Net-Entreprises. A partir de maintenant, Urssaf est le seul interlocuteur, quel que soit le secteur d’activité de l’auto-entrepreneur. Les anciens identifiants Net-Entreprises peuvent être utilisés sur le site web de l’URSSAF.

Quel chiffre d’affaires à déclarer ?

Le montant à déclarer est le chiffre d’affaires libre d’impôt.

Les factures impayées et autres dettes ne sont pas prises en compte : les recettes doivent avoir été effectivement encaissées.

Attention : un chiffre d’affaires nul n’exempte pas de déclarer son chiffre d’affaires. Indiquez simplement qu’il est égal à zéro dans la case correspondante. Il est actuellement possible de verser des cotisations minimales afin de continuer à bénéficier de la protection sociale.

A la fin de la déclaration de chiffre d’affaires, les cotisations sociales sont calculées automatiquement. L’entrepreneur indépendant peut choisir de les payer immédiatement par carte de crédit, ou opter pour un débit à la date d’échéance (le dernier jour du mois de la déclaration).

En cas de retard ou de défaut de déclaration, l’entrepreneur indépendant est passible de sanctions pécuniaires. Cela commence par une pénalité de 50 euros par déclaration hors temps. DES PÉNALITÉS FINANCIÈRES PLUS LOURDES PEUVENT ÊTRE APPLIQUÉES SI LA VALEUR PAR DÉFAUT EST PROLONGÉE DANS LE TEMPS.

Déclaration annuelle de revenus

Comme les employés, les auto-entrepreneurs doivent indiquer leur revenu professionnel dans leur déclaration annuelle de revenus 2042.

La déclaration complémentaire pour les professions indépendantes (formulaire 2042-C-PRO) doit également être jointe. C’est elle qui inclura les détails du revenu d’auto-entrepreneur.

La déclaration de revenus de l’entrepreneur indépendant est faite différemment selon le régime fiscal adopté.

Déclaration de l’impôt sur le revenu dans le régime classique

Dans le cadre du système traditionnel de prélèvement à la source, l’entrepreneur indépendant doit entrer dans le 2042-C-PRO le montant de son revenu annuel brut ou de ses recettes.

Attention : le montant à déclarer est le montant des recettes brutes, sans aucune allocation. L’administration calcule alors la réduction elle-même.

Les revenus doivent être déclarés dans les secteurs « Revenus professionnels industriels et commerciaux » ou « Revenus professionnels non commerciaux », selon la nature de l’activité.

Le remboursement des revenus en cas d’option pour le paiement de libération

Dans le cas d’une option pour la libération de l’impôt sur le revenu, l’auto-entrepreneur n’est pas exonéré de déclarer un revenu annuellement. Ces données sont utilisées pour calculer le taux d’imposition des maisons fiscales.

Le revenu doit être déclaré dans la zone « Entrepreneur autonome qui a opté pour la libération de l’impôt sur le revenu ».

La déclaration de TVA

Lorsque l’entrepreneur indépendant dépasse ou se soumet volontairement à des seuils, l’entrepreneur indépendant doit effectuer périodiquement la TVA.

L’auto-entrepreneur peut choisir le régime de TVA auquel il est soumis. Selon le cas, la déclaration et le paiement peuvent être annuels, semestriels, trimestriels ou mensuels.

À chaque période de déclaration, l’auto-entrepreneur doit indiquer sur le site fiscal pour les professionnels le montant de la TVA déductible et de la TVA perçue.

Comment devenir un auto-entrepreneur ? Formalités

Devenir un auto-entrepreneur est simple, rapide et gratuit. La procédure est complètement dématérialisée. Il se fait sur le site d’auto-entrepreneur Urssaf ou sur www.guichet-entreprises.fr.

À cette occasion, une déclaration de début d’activité (formulaire P0) doit être faite. Une preuve d’identité est nécessairement jointe à la demande.

Attention : de nombreuses organisations et entreprises cherchent à déduire les coûts de jeunes entrepreneurs peu informés. La procédure de création du statut d’auto-entrepreneur est complètement gratuite : aucun frais ne doit être payé.

À la fin de l’entrée, l’entrepreneur reçoit une confirmation par e-mail. Les informations sont ensuite transmises aux différents organismes concernés, tels que les autorités fiscales et l’INSEE. Ce dernier attribue à l’entrepreneur indépendant un code APE, basé sur les informations fournies dans la déclaration de début d’activité.

Les commerçants sont également tenus de s’inscrire au Registre du commerce et des sociétés (RCS), tandis que les artisans font partie du Répertoire du commerce.

Pourquoi et quand changer le régime alimentaire ?

Plusieurs raisons expliquent le passage du régime d’autoentrepreneur à l’entreprise individuelle ou à la société. Le dépassement des seuils n’est pas la seule explication : parfois, la micro-entreprise ne s’avère plus la solution optimale pour un plan juridique, fiscal et financier.

Modifier le régime en cas de dépassement des seuils

Le régime des entrepreneurs indépendants est limité par des seuils de chiffre d’affaires qui varient en fonction de la nature de l’activité :

  • 170.000€ pour une activité de vente ou fourniture de logements.
  • 70 000€ pour une activité de prestation de services.

En cas d’activité mixte, la somme des deux activités ne doit pas dépasser 170 000 euros. Le chiffre d’affaires des services doit dans tous les cas rester inférieur à 70 000 euros.

Avant le 1er janvier 2018, ces seuils étaient deux fois inférieurs, puis correspondaient aux seuils d’exonération de TVA.

L’auto-entrepreneur qui dépasse le plafond de chiffre d’affaires au cours de l’année N, cependant, a un répit. Il ne passe pas immédiatement en mode réel. En N 1, il reste un micro-entrepreneur. S’il dépasse de nouveau les seuils, il quitte la micro-entreprise en N 2.

Changer les régimes pour choisir un régime plus bénéfique

Attente de dépasser les plafonds de chiffre d’affaires de la micro-entreprise n’est pas nécessairement l’option la plus pertinente.

Aussi attrayante que cela puisse paraître pour une entreprise en démarrage, la micro-entreprise présente quelques inconvénients :

  • La croissance de l’activité est rapidement limitée par un plafond de chiffre d’affaires.
  • Les dépenses ne sont pas déductibles au réel. C’est l’un des plus grands inconvénients du régime d’autotraitance.
  • Il n’est pas possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés.
  • Les micro-entreprises semblent moins crédibles aux yeux des partenaires commerciaux et financiers. Par exemple, un prêt professionnel peut être plus difficile à obtenir, car aucun bilan comptable ne peut être présenté.
  • La plupart des auto-entrepreneurs ne peuvent pas recouvrer la TVA sur leurs dépenses.
  • Les auto-entrepreneurs ne peuvent pas s’associer.
  • La micro-entreprise n’est pas compatible avec l’exercice de certaines activités, telles que l’immobilier.

Pour toutes ces raisons, certains auto-entrepreneurs peuvent avoir intérêt à ne pas rester longtemps dans les micro-entreprises. Cela peut paralyser le développement de leur activité ou les faire perdre de l’argent.

Formalités d’annulation

Comme les formalités de création d’une micro-entreprise, l’annulation de la auto-entrepreneur est simple et rapide. La procédure se fait en ligne, sur le site web self-entrepreneur.urssaf ou au centre de formalités d’entreprise compétent (CFE).

Notez qu’il est également possible de suspendre temporairement son activité en déclarant un chiffre d’affaires nul pour 24 mois maximum.

Annulation d’entreprise en ligne

L’annulation d’une micro-entreprise nécessite de remplir et de présenter une déclaration de cessation d’activité. Ceci est directement disponible dans l’espace personnel du site web self-entrepreneur.urssaf, section « Gérer mon entreprise ».

La déclaration est complétée en ligne. Une preuve d’identité au format numérique doit être jointe pour valider le fichier de façon permanente.

Annulation de l’auto-entreprise par la poste

En plus de l’annulation en ligne, il est également possible d’envoyer un dossier par la poste au CFE approprié. C’est la même chose que celle à laquelle l’entrepreneur indépendant avait déclaré son activité. Cela dépend de la nature de l’activité réalisée et du service concerné.

Le dossier doit contenir la déclaration de cessation d’activité, ainsi qu’une preuve d’identité. A la réception du fichier, un e-mail de confirmation vous sera envoyé.

Veillez à bien réfléchir avant de prendre les mesures : le rayonnement est définitif. Toutefois, il sera possible, à l’avenir, de créer une nouvelle micro-entreprise.

L’auto-entrepreneur doit enfin envoyer une déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf et à l’administration fiscale, couvrant l’AC faite entre la dernière déclaration et l’annulation de l’auto-entreprise. Ce sont les seules conséquences financières à prévoir : l’annulation est une procédure gratuite.

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